RTG : une des réformes qui devraient être lancées par la nouvelle ministre (Soulay Thiâ’nguel)

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Le souci avec la RTG, c’est déjà le nom, ou plutôt le qualificatif qui lui est rattaché: média d’état. L’état n’est pas forcément le mot qui sied. C’est plutôt média de service public. Ce qui veut dire que le média rend un service à la communauté nationale. C’est un bien public. Il est au service non pas de l’état qui est un ensemble d’institutions qui gouvernent un pays, mais de service au profit du peuple qui, lui, est au-delà d’une quelconque institution.

Le statut et le mode recrutement peut être un élément qui joue en faveur de la liberté de ton. On devrait, à mon avis, permettre un recrutement sur appel à candidatures. Faire en sorte que les journalistes y soient pour leurs compétences et pas de fonctionnaires qui sont soumis comme à une sorte de redevabilité à l’égard de ceux qui les nomment. Recruter sur la base des compétences, mettre en place un CA dans lequel il y a un représentant de l’État.

Quant à la question des recettes publicitaires, la RTG n’en est pas la gestionnaire. C’est l’OGP. Celui-ci est par ailleurs en concurrence déloyale vis-à-vis des régies qui fournissent de la pub. L’OGP est à la fois régulateur et offreur des services que lui-même régule. Cela doit cesser. C’est comme si aujourd’hui la HAC possédait son propre média. On ne peut pas être juge et partie à la fois.

Voilà une des réformes qui devraient rapidement être lancées par la nouvelle ministre. Cette réorientation sera essentielle pendant cette période de transition. Elle permettra l’expression plurielle des opinions, non pas seulement des partis politiques, comme ce fut le cas en 2010, mais pour tous les Guinéens au-delà des préoccupations strictement politiques, et souvent politiciennes d’ailleurs.

Souleymane Thiâ’nguel Bah

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