Fria: les avis partagés des enseignants sur la grève du 12 février

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 Au moment où la situation est très tendue dans le pays, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) d’ Aboubacar Soumah compte déclencher une grève générale illimitée à partir de ce lundi 12 février 2018 sur toute l’étendue du territoire national pour réclamer le maintien de la valeur d’indice à 1030 et la fixation du salaire minimum à huit millions gnf.

A Fria, les enseignants ne sont pas tous du même avis. Pour certains c’est une occasion à saisir car selon eux, Aboubacar Soumah se bat pour l’intérêt de tous les enseignants.

« Moi je n’irai pas à l’école demain pour montrer mon engagement et mon soutien au mouvement d’Aboubacar Soumah. Je respecte cet homme qui se bat pour l’intérêt de tous contrairement aux autres qui ne pensent qu’à leur intérêt personnel » soutient M.A.B.

« Sans démagogie, je suis pour cette grève parce que ça y va dans mon intérêt. Les enseignants sont les plus misérables de ce pays, le gouvernement n’a aucune considération pour nous, celui qui veut nous aider aussi, ils mettent les bâtons dans ses roues. Ce n’est pas sérieux de la part du gouvernement qui refuse de nous écouter. Il n’a aucun respect pour l’enseignant et moi je serai de la grève dès demain et ce, quel que soit ce qui adviendra » déclare K.C.

Par contre d’autres n’approuvent pas la relance de cette grève, ils décident d’attendre la négociation du syndicat.

« Moi je n’irai pas en grève parce que la grève là est illégale et quand on est en négociation nous ne devons pas aller en grève alors il faut attendre ces résultats de négociations avant de déclencher la grève. D’habitude même ce n’est pas le SLECG seul qui va en grève » affirme un directeur d’une école primaire.

 Ces autres enseignants n’apprécient pas du tout cette idée qui risque de nuire la formation des enfants et lancent un appel de paix à l’endroit du gouvernement.

« Je ne suis pas d’accord avec cette grève mais nous ne sommes pas responsables et on ne peut rien que de respecter ce que nos responsables nous disent, seulement ce que je dirai au gouvernement guinéen, c’est d’accepter les conditions posées par les syndicalistes afin qu’il puisse s’entendre » martèle Fodé Dia Cissé.

« Ce n’est pas du tout une bonne chose d’aller en grève cela nous empêche de terminer les programmes, ceux qui sont en classe d’examen seront en retard. Alors je demande au gouvernement d’améliorer les conditions de vie des enseignants car l’avenir des élèves se trouve dans les mains des enseignants » rappelle  Maladho Diallo.

A rappeler que dans son avis de grève, le SLECG invite les enseignants à observer son appel en boudant les classes jusqu’à la satisfaction des différents points de revendication.

Affaire à suivre !

Oumou Hawa Kanté

Tel : 624 38 63 21

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