Fria : quand le manque d’eau empêche les femmes de dormir !

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La ville minière de Fria, située a 160 kilomètres de la capitale guinéenne, était selon plusieurs observateurs, l’une des plus belles villes du pays d’où le nom Petit Paris qui lui était attribué jusqu’en 2012, année de la fermeture de l’usine suite à une grève déclenchée par le syndicat.

Depuis lors, les conditions de vie des populations vont de mal en pire et ce, en dépit de la réouverture de l’unité industrielle dans le premier semestre de l’année 2018.

Parmi les  problèmes auxquels sont confrontées ces populations, celui de l’eau occupe la première place.

En cette saison sèche, des quartiers tels que Aviation et Katourou, ont les robinets secs. Aucune goutte d’eau n’y coule.

La situation préoccupe Makhissa Camara, une citoyenne du quartier Aviation 2, qui relate ici son quotidien quant à la recherche de l’or bleue.

« L’affaire d’eau nous fatigue ici ! Je sors à 5h ou à 6h moins le quart à la recherche de l’eau. On parcourt des kilomètres et on trouve plus d’une centaine de personnes devant nous. Le prix d’un bidon varie entre 1000 et  1500 Fg . Parfois, on peut faire deux à trois jours sans avoir de l’eau ,on est obligé d’aller puiser aux puits ,difficilement les propriétaire aussi acceptent » narre-t-elle. 

De ce fait, la jeune enseignante, comme d’ailleurs tous les habitants des zones concernées, ne compte que sur une intervention imminente des autorités locales pour sortir de cette amertume.

« Je lance un appel aux autorités préfectorales et aux personnes de bonne volonté, de nous venir en aide pour qu’enfin nous aussi, nous sortions de cette crise » exhorte-t-elle.

Cette crise qui perdure ne peut voir sa rupture sans l’implication des autorités locales qui peuvent inviter Rusal à réparer les adductions d’eau dans un état de vétusté très poussée et à procéder à l’extension du système de desserte.

Aminata Sanoh pour friaguinee.net

 

 

 

 

 

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