Fria/Femme modèle : Hadja Koulako, la première avicultrice de la cité est fondatrice d’une grande école privée

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Âgée de 65 ans, femme de référence, Hadja koulako Camara est née à Norassoba dans la préfecture de Siguiri . Mère de trois enfants qui ont perdu leur père depuis que le premier enfant avait six ans.

 Fruit de l’université de Conakry, spécialisée en agronomie avant d’aller à Moscou pour faire la culture maraichère. Par sa bravoure, cette dame occupe plusieurs postes de responsabilité et exerce plusieurs métiers pour ses besoins et celles de toute sa famille.

FERME AVICOLE HADJA KOULAKO

Première avicultrice de la cité, la perte précoce de son époux est la raison de son engagement dans cette activité depuis plus de trente ans.

<< Malgré que je suis diplômée en agronomie à l’université de Conakry, dans la vie courante je fais autre chose. Je me suis intéressée surtout a l’aviculture pour la production des œufs. Quand mon mari est décédé, je ne voulais pas que mes enfants se sentent orphelins j’ai regardé autour de moi pour voir quelle est l’activité qui peut m’aider à être autonome. En ce temps c’était l’aviculture parce que les français importaient les œufs frais de la France. Alors en 1983, j’ai commencé la production et la vente des œufs c’est ce qui m’a permis d’entretenir mes enfants qui sont au Maroc aujourd’hui pour une formation de quatre ans dans une école privée en informatique >> explique-t-elle.

A côté de l’aviculture, la brave veuve est fondatrice d’une école privée dans la capitale guinéenne sans compter ses 10 hectares de plantation d’anacarde au bord du fleuve Konkouré, elle est aussi la vice-présidente de l’association des services financiers (ASF) de Fria, présidente du comité d’administration de la même structure mais cette fois ci pour toute la Basse Guinée.

Ses multiples occupations l’ont propulsées au plus haut degré de sa vie.

<< S’il s’agit de parler des avantages que j’ai eus c’est vraiment énorme parce que, imaginer soutenir trois enfants de l’école primaire jusqu’à l’université, ils sont aujourd’hui au Maroc dans une école privée pour la formation en informatique, j’ai plus de quarante têtes à nourrir mais je ne demande a personne de m’aider. Je suis en phase de construction d’une école privée ici a Fria >> se félicite-t-elle.

HADJA KOULAKO DANS SON CHANTIER

 Quant aux difficultés, la fondatrice d’une école privée qui est en voie de construction dans la cité de l’alumine parle de celles qu’elle rencontre dans l’aviculture.

<< Je rencontre pas mal de difficultés surtout du côté de l’aviculture. Avoir l’alimentation est un casse-tête pour moi, dès fois je pars jusqu’à N’Zérékoré pour chercher les aliments ce qui est contraire dans les autres pays. Là-bas les bailleurs de fonds sont à la disposition des éleveurs, j’ai fait un tour en Côte-d’Ivoire et au Maroc où vraiment tout est mis à la disposition des éleveurs, mais hélas notre pays n’a pas encore vu ce chemin >> regrette-t-elle.

Pour être autonome et respectée dans les foyers, la détentrice de la plus grande ferme avicole située au quartier Aviation, invite les jeunes filles à être déterminée à préparer un avenir radieux.

CHANTIER ECOLE PRIVEE

<< L’avenir se prépare à bas âge je dirai aux jeunes filles d’être responsable de leur avenir. Dès fois on peut rencontrer des obstacles mais il faut chercher à les vaincre, il faut être déterminée, dis toi que sans toi ton avenir est dans l’eau. Tout ce que l’homme peut, la femme aussi peut mais c’est le courage qui manque aux jeunes filles d’aujourd’hui et ce courage il faut le cultiver car tous ce que femme veut Dieu le veut >> conseille-t-elle.

Mohamed Kolya Bangoura pour friaguinee.net.

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