Fria : les conducteurs de taxi-motos en colère !

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Suite aux nouvelles mesures prises par les autorités sécuritaires contre les conducteurs de taxi moto de la ville de Fria en vue d’éviter des cas d’accidents souvent enregistrés dans la la préfecture , les conducteurs  ont exprimé leur mécontentement face à cette décision qu’ils qualifient de «  loi contre leur travail ».

Ils ont massivement investi la route principale ce lundi  pour disent-ils, réclamer leur droit.

Selon leur porte-parole, la journée de ce lundi est consacrée uniquement à la réclamation pacifique  de leur droit.

« Nous ne sommes pas venus pour faire la pagaille, mais trop c’est trop. Nous sommes tous des fils natifs de Fria, nous voulons tous le bonheur de notre ville, tout ce que les agents de sécurité on dit d’une part ils ont raison mais d’autre part il y a des mesures prises qui sont contre nous voire même contre la population » a déclaré Moustapha Keita.

Parlant des surcharges, principale raison de leur colère, le porte-parole défend sa corporation en ces termes :

« En ce qui concerne les surcharges, on ne les fait pas seulement pour notre propre intérêt parce que nous savons tous la situation économique de notre ville. L’usine vient de faire un pas mais ce n’est pas tout le monde qui est employé d’abord,  si un père de famille donne 20000 francs de dépense par jour sans compter les frais de transport, et que la femme ne fait pas de surcharge alors qu’ on n’envoie quelqu’un à 2000 francs, si le transport aller-retour  est à 4000 francs la femme ne peut faire que 16000 francs de dépenses. Du côté des élèves, on peut prendre deux élèves à 1000 francs pour les amener dans leur établissement.  On fait tout cela pour aider la population » précise-t-il.

Plus loin, Moustapha Sylla, fustige l’implication de la justice.

« Si les forces de l’ordre disent  qu’il n’y a pas de surcharge  maintenant et que la situation des taxi-motos ne s’arrange plus au commissariat sauf à la justice, nous ne pouvons plus supporter.  Nous sommes prêts à porter le casque,  nous sommes prêts à porter les chaussures fermées et nous sommes prêts à respecter toutes les mesures qu’ils ont prises mais nous ne sommes pas d’accord pour les deux là » a-t-il martelé.

Cette manifestation ne concerne pas seulement  que les  conducteurs de taxis moto de la commune urbaine, ceux de toute la préfecture sont concernés. C’est  pourquoi ils ont décidé de rencontrer la première autorité de la préfecture.

Très contente de la mobilisation et le respect accordé  à sa personne, Madame le préfet s’est engagée à trouver un consensus entre les conducteurs et les agents de sécurité.

 

« Vraiment je suis comblée de joie  pas parce que j’ai vu ce mouvement dans ma préfecture mais  pour le respect que vous m’avez accordé. Je m’engage à trouver un terrain d’entente entre vous et les agents de sécurité parce que moi je sais que c’est vous qui travaillez pour ma population, une ville sans circulation n’est plus une ville, la preuve en est que depuis ce matin , il y a peu de mouvement à Fria mais je vous demande de garder cette allure. Je vais faire appel à la gendarmerie, la police, la justice et vos représentants pour aller trouver un terrain d’entente » a promis Hadja Gnalen Condé.

 

Bien que plusieurs cas d’accidents soient enregistrés ces derniers temps à Fria, les taxi-motos jouent un rôle important dans la vie des Friakas, c’est pourquoi leur arrêt inquiète plus d’un.

Mohamed Kolya Bangoura

Tel: 620 05 05 47

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