Situé à 85 kilomètres de Boffa Centre, SENGUÉNLÉNKHOUÉ est un district relevant de la sous-préfecture de Lisso, un village agropastoral où la plupart de la communauté vit de l’agriculture et de la pêche.
Soucieux de l’avenir des enfants, les parents ont doté le village d’une école primaire d’une classe où une certaine d’élèves vient apprendre à lire et à écrire dans des conditions très difficiles. Une école construite en terre battue, avec des portes et fenêtres inexistantes, la toiture avec des trous béants, des tables bancs rafistolées, un tableau noir perforé avec des écritures illisibles, et quand il pleut, les cours s’arrêtent, quand le vent souffle fort, les murs tremblent, cette école tenue par un enseignant communautaire qui perçoit presque pas sa paye mensuelle voir trois à quatre mois à raison de 20000 fg par élève.
Abdoulaye 4 Sylla un enseignant qui a de l’amour pour son métier et de la pitié pour les enfants explique les difficultés en ces termes :

« Je tire le diable par la queue, je fais tourner cette école à moi seul, pour plusieurs classes et sans salaire de l’État. La seule rémunération est de 20 000 FG par élève. Une somme que les parents, pour la plupart cultivateurs et pêcheurs, ne parviennent pas à payer régulièrement. Parfois j’attends des mois, parfois rien ne vient. Mais les enfants sont là, j’ ai pitié d’eux. Je ne peux pas fermer la porte pour les abandonner dans le village rien faire. L’avenir de ce district est dans cette salle » nous confie cet enseignant communautaire la voix pleine d’émotions.
L’avenir hypothéqué sans école solide, sans enseignant motivé, que deviendront les enfants de SENGUÉNLÉNKHOUÉ?Analphabétisme. Exode rural. Travail précoce. Le cercle de la pauvreté se referme. Pourtant la solution n’est pas un miracle. Une école en dur, 3 salles de classe, un point d’eau, quelques bancs. C’est tout ce que ce district demande pour donner espoir et respirer.
Les regards de cette communauté sont désormais tournés vers les autorités, partenaires au développement, fils et filles de Boffa, diaspora guinéenne car les enfants de SENGUÉNLÉNKHOUÉ ont aussi droit à l’école comme tous les enfants guinéens et lance un appel solennel au Ministère de l’Enseignement Pré-Universitaire, aux Entreprises et investisseurs* : RSE à construire des écoles à SENGUÉNLÉNKHOUÉ , c’est 50 enfants de sauvés chaque année, aux Personnes ressources de Lisso/Boffa de se mobiliser la communauté a déjà fait sa part avec la terre battue (banco), à nous de finir le travail. Boffa, le nom sonne bien mais la réalité est tout autre.
À rappeler que construire une école, c’est lutter contre la pauvreté à la source. C’est faire de la diplomatie territoriale.

ALHASSANE MAYENIE CAMARA pour Friaguinee.net_









