{"id":25658,"date":"2020-10-01T17:25:34","date_gmt":"2020-10-01T17:25:34","guid":{"rendered":"http:\/\/www.friaguinee.net\/?p=25658"},"modified":"2020-10-01T17:29:38","modified_gmt":"2020-10-01T17:29:38","slug":"les-grands-chantiers-qui-ouvriront-la-guinee-aux-autres-pays-le-ministre-des-travaux-publics-parle-des-oeuvres-du-president-alpha-conde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.friaguinee.net\/index.php\/2020\/10\/01\/les-grands-chantiers-qui-ouvriront-la-guinee-aux-autres-pays-le-ministre-des-travaux-publics-parle-des-oeuvres-du-president-alpha-conde\/","title":{"rendered":"Les grands chantiers qui ouvriront la Guin\u00e9e aux autres pays: le ministre des Travaux Publics parle des \u0152uvres du Pr\u00e9sident Alpha Cond\u00e9"},"content":{"rendered":"\n<p><em>Le Pr\u00e9sident ALPHA CONDE a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un r\u00e9seau routier d\u00e9grad\u00e9 \u00e0 plus de 81%&nbsp;; tr\u00e8s peu de voiries urbaines \u00e9taient construites et la densit\u00e9 routi\u00e8re \u00e9tait en dessous de la moyenne sous r\u00e9gionale.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Face \u00e0 cet \u00e9tat des lieux peu reluisant, il a fallu revoir la politique de d\u00e9veloppement des infrastructures pour asseoir des organes de gestion et de fonctionnement plus structurants et des r\u00e9formes fortes pour lancer une nouvelle dynamique.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>Une dynamique qui nous am\u00e8nera \u00e0&nbsp;:&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li><em>Favoriser la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie avec la construction des routes d\u2019int\u00e9gration pour soutenir la croissance,<\/em><\/li><li><em>D\u00e9senclaver une grande partie des agglom\u00e9rations rurales,<\/em><\/li><li><em>Maintenir en bon \u00e9tat au moins 60% du r\u00e9seau routier national en priorisant les pr\u00e9fectures n\u2019\u00e9tant pas \u00e9t\u00e9 desservies par les axes bitum\u00e9s,<\/em><\/li><li><em>Proc\u00e9der au d\u00e9senclavement interne et externe,&nbsp;<\/em><\/li><li><em>Faciliter l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et sous r\u00e9gionale.<\/em><\/li><\/ul>\n\n\n\n<p><em>C\u2019est ainsi qu\u2019un accent a \u00e9t\u00e9 sur les grands travaux de construction, de reconstruction et de r\u00e9habilitation, du r\u00e9seau routier de notre pays en faisant des choix judicieux et utiles sur les tron\u00e7ons.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Par exemple, les crit\u00e8res ont port\u00e9 sur l\u2019importance des routes dans l\u2019\u00e9conomie nationale et sous r\u00e9gionale, leur degr\u00e9 de fr\u00e9quentation, autrement dit le d\u00e9bit de la circulation et le degr\u00e9 de d\u00e9gradation.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Plusieurs chantiers sont ouverts et l\u2019ambition du Pr Alpha CONDE est de doter la Guin\u00e9e d\u2019infrastructures de qualit\u00e9.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>PLUS DE 520KM DE ROUTES EN RECONSTRUCTION ENTRE COYAH-DABOLA-KOUROUSSA EN PASSANT PAR KINDIA ET MAMOU ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moustapha NA\u00cfTE&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Le socle de la vision du Chef de l\u2019\u00c9tat, le Pr. Alpha COND\u00c9 pour le secteur des infrastructures routi\u00e8res est clairement d\u00e9fini. Il s\u2019agit, certes, de construire des routes pour faciliter la mobilit\u00e9 des populations mais aussi et surtout d\u2019inscrire les projets routiers dans une logique de d\u00e9veloppement socio\u00e9conomique.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est dans cette vision globale que s\u2019inscrit la reconstruction de la RN1 Coyah-Mamou-Dabola-Kouroussa sur 521 km. Qui se fait par des lots diff\u00e9rents. Coyah-Mamou-Dabola (370km) et \u00e9galement les tron\u00e7ons Dabola-Cissela (68km) et Cissela-Kouroussa (83km). Des travaux qui ont d\u00e9marr\u00e9 depuis 2019.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Retenez fondamentalement que l\u2019axe Conakry-Coyah-Kindia-Mamou-Dabola-Kouroussa, une fois les travaux achev\u00e9s, va rejoindre la route Kankan-Siguiri-Kour\u00e9mal\u00e9, c\u2019est \u00e0 dire la fronti\u00e8re du Mali. Vous savez, le Port naturel du Mali est le Port de Conakry. En d\u00e9pit des longs trajets vers les Ports de Dakar et d\u2019Abidjan, les transporteurs maliens s\u2019\u00e9vitent l\u2019option plus courte vers Conakry. Pourquoi&nbsp;? \u00c0 cause du r\u00e9seau routier&nbsp;! Au-del\u00e0 m\u00eame des proc\u00e9dures ou frais portuaires, c\u2019est l\u2019\u00e9tat de notre r\u00e9seau routier qui cause cette perte d\u2019opportunit\u00e9s pour les \u00e9changes entre les deux pays. Qui voudrait faire circuler ses camions gros porteurs et conteneurs de marchandises sur des routes d\u00e9grad\u00e9es&nbsp;avec les risques d\u2019accidents, de pannes, de perte de temps etc. ?&nbsp;<strong><em>Lorsque le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique ayant \u00e9t\u00e9 bien inspir\u00e9, enclenche une dynamique de modernisation et de d\u00e9veloppement du Port de Conakry&nbsp;qui va permettre d\u2019accueillir des bateaux gros porteurs et donc d\u2019accroitre le volume des \u00e9changes au b\u00e9n\u00e9fice des op\u00e9rateurs \u00e9conomiques nationaux et r\u00e9gionaux, il s\u2019assure \u00e9galement de ce que les infrastructures routi\u00e8res de qualit\u00e9 accompagnent la dynamique.&nbsp;<\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est en cela que l\u2019axe Conakry-Coyah-Kindia-Mamou-Dabola-Kouroussa-Kankan-Kour\u00e9mal\u00e9 (fronti\u00e8re du Mali) une fois les travaux termin\u00e9s, permettra \u00e0 la Guin\u00e9e d\u2019offrir s\u00e9curit\u00e9 et c\u00e9l\u00e9rit\u00e9 dans le transport des marchandises vers le Mali voire le Burkina Faso.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Conakry absorbera bien plus que les 3% de sa part naturelle des \u00e9changes commerciaux avec le Mali.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>SUR L\u2019AXE COYAH-MAMOU-DABOLA (370KM), QUELS SONT LES DONNEES TECHNIQUES A RETENIR&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moustapha NA\u00cfTE&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Depuis la construction en 1992 de cette route, les d\u00e9gradations occasionn\u00e9es par l\u2019augmentation du trafic, combin\u00e9es \u00e0 une insuffisance de l\u2019entretien, ont acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 la d\u00e9t\u00e9rioration de la route qui ne r\u00e9pond plus aujourd\u2019hui aux exigences g\u00e9om\u00e9triques et techniques des routes nationales. Le projet d\u00e9bute \u00e0 Coyah, \u00e0 50 km au nord-est de Conakry et rejoint Dabola en passant par Kindia et Mamou. Il comprend une quarantaine de ponts, pr\u00e8s de 400 ouvrages de franchissement de diverses tailles. Une analyse technique et des travaux d\u2019ing\u00e9nierie prenant en compte le relief et l\u2019historique de la s\u00e9curit\u00e9 routi\u00e8re, nous a amen\u00e9 \u00e0 appliquer des corrections sur le trac\u00e9 faisant passer le lin\u00e9aire total de 370 \u00e0 354,719 km. Le co\u00fbt total du projet est de 357&nbsp;302&nbsp;942\u20ac hors taxes dont 85&nbsp;% issus du m\u00e9canisme de l\u2019Accord-Cadre sino-guin\u00e9en et 15% du Budget National de D\u00e9veloppement (BND).&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ENTRE LE MINISTERE, LA MISSION DE CONTROLE EGIS ET L\u2019ENTREPRISE CRBC&nbsp;? QUI FAIT QUOI&nbsp;? QUELS SONT LES AVANTAGES ET DIFFICULTES LIES A VOTRE COLLABORATION&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le contrat commercial en vue de la r\u00e9alisation des travaux a \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 l\u2019entreprise chinoise, China Road and Bridge Corporation (CRBC). L\u2019Administration de Contr\u00f4le des Grands Projets (ACGP), structure rattach\u00e9e \u00e0 la Pr\u00e9sidence de la R\u00e9publique et Maitre d\u2019\u0153uvre Public a retenu le Bureau de Contr\u00f4le fran\u00e7ais EGIS INTERNATIONAL pour assurer la mission de contr\u00f4le et d\u2019\u00e9valuation des travaux. C\u2019est \u00e0 ce dernier que revient la validation des \u00e9tudes, des plans d\u2019ex\u00e9cution et des travaux.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec la Direction Nationale des Routes Nationales qui suit le projet au quotidien, le Minist\u00e8re reste le Maitre d\u2019Ouvrage.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme c\u2019est le cas pour quasiment tous les contrats ou projets routiers, cette collaboration contractuelle permet \u00e0 la fois une ex\u00e9cution efficace et efficiente du contrat dans ses d\u00e9lais, le respect de la qualit\u00e9 des travaux, des normes contractuelles en somme. Jusqu\u2019\u00e0 ce jour, soit plus de 12 mois apr\u00e8s le d\u00e9but des travaux, les difficult\u00e9s sont quasiment inexistantes. Si elles existent, elles sont plut\u00f4t externes aux parties et concernent le plus souvent, le d\u00e9placement des populations, les al\u00e9as climatiques naturels et malheureusement les manifestations sociopolitiques comme il en existe \u00e9norm\u00e9ment en Guin\u00e9e.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA FIN DES TRAVAUX SUR L\u2019AXE COYAH-MAMOU-DABOLA EST PREVU POUR QUAND&nbsp;? POUVEZ-VOUS NOUS PARLER DU NOMBRE DE GUINEENS EMPLOYES DANS CE PROJET&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moustapha NA\u00cfTE&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Les travaux ont effectivement d\u00e9marr\u00e9 d\u00e9but Mai 2019 pour une dur\u00e9e contractuelle de 33 mois donc une fin pr\u00e9vue pour F\u00e9vrier 2022. De ce d\u00e9lai, nous devons d\u00e9j\u00e0 accepter un retard de plus de 8 mois suite notamment \u00e0 la pand\u00e9mie COVID 19 et \u00e0 la longue saison des pluies diluviennes que connait chaque ann\u00e9e notre pays. En effet, pr\u00e8s de 1900 personnes sont employ\u00e9es en permanence sur ce chantier dont environ 400 chinois et 1440 guin\u00e9ens. Cet effectif a \u00e9t\u00e9 consid\u00e9rablement r\u00e9duit depuis avril et jusqu\u2019\u00e0 pr\u00e9sent et ce dans le cadre des mesures prises pour la lutte contre la propagation de la pand\u00e9mie Covid-19. Nous avons entam\u00e9 les discussions avec l\u2019entreprise, l\u2019ACGP et la Mission de Contr\u00f4le pour \u00e9ventuellement trouver la solution pour rattraper ce qui est possible \u00e0 rattraper.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<strong>QUEL EST L\u2019IMPACT ATTENDU DE CES TRAVAUX SUR LE TRAFIC, LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE, ET AGRICOLE EN PARTICULIER&nbsp;? LES ECHANGES AU NIVEAU NATIONAL ET OUEST-AFRICAIN&nbsp;?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moustapha NA\u00cfTE&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Cette route a \u00e9t\u00e9 construite en 1992 et depuis le trafic a consid\u00e9rablement accru. Outre les v\u00e9hicules l\u00e9gers, ce sont les v\u00e9hicules poids lourds qui ont \u00e9t\u00e9 mis en \u00e9vidence dans la r\u00e9alisation des \u00e9tudes afin de projeter une durabilit\u00e9 plus accrue de l\u2019ouvrage qui sera aux normes routi\u00e8res de la CEDEAO avec l\u2019\u00e9largissement de la plate-forme et l\u2019optimisation du trac\u00e9 de certaines sections.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le trafic escompt\u00e9 en poids lourds \u00e0 l\u2019horizon du projet, c\u2019est-\u00e0-dire vers 2035, est estim\u00e9 entre 1&nbsp;190&nbsp;000 et 2&nbsp;290&nbsp;000 de v\u00e9hicules poids lourds. Les impacts sont multiples. La nouvelle route va favoriser la comp\u00e9titivit\u00e9 de l\u2019\u00e9conomie guin\u00e9enne car la RN1 est le c\u0153ur de l\u2019ossature routi\u00e8re du pays&nbsp;; soutenir la croissance avec les \u00e9changes commerciaux&nbsp;; am\u00e9liorer les conditions de vie des populations en r\u00e9duisant consid\u00e9rablement les d\u00e9lais de voyages entre Conakry l\u2019int\u00e9rieur du pays&nbsp;; proc\u00e9der au d\u00e9senclavement interne et externe et faciliter l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale et sous r\u00e9gionale comme je l\u2019ai pr\u00e9sent\u00e9 plus t\u00f4t pour le cas du Mali.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ACTUELLEMENT, LES USAGERS SE PLAIGNENT DES CONDITIONS DE CIRCULATION. QU\u2019EN DITES-VOUS&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moustapha NA\u00cfTE&nbsp;:<\/strong>&nbsp;Nous comprenons ces plaintes. Elles sont l\u00e9gitimes. Et elles s\u2019accentuent surtout avec les pluies diluviennes qui s\u2019abattent sur la Guin\u00e9e chaque ann\u00e9e entre Aout et Octobre et le pic des m\u00e9contentements, c\u2019est la p\u00e9riode des f\u00eates de la Tabaski o\u00f9 une grande majorit\u00e9 quitte Conakry pour l\u2019int\u00e9rieur du pays et donc prennent par une bonne partie de la RN1 de Coyah \u00e0 Kankan en passant par Kindia, Mamou, Dabola etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Il faut savoir que conform\u00e9ment aux obligations contractuelles, l\u2019entreprise CRBC a l\u2019obligation d\u2019entretenir et de maintenir le trac\u00e9 objet du projet dans un \u00e9tat de praticabilit\u00e9 acceptable m\u00eame durant les travaux et la saison des pluies. Mais en r\u00e9alit\u00e9, cet entretien permanent est difficile \u00e0 assurer tout le temps. D\u2019une part, vous avez l\u2019afflux instantan\u00e9 du nombre de v\u00e9hicules, de marchandises et d\u2019usagers sur des trac\u00e9s en cours et avec les pluies, la boue s\u2019installe&nbsp;; avec l\u2019\u00e9tat tr\u00e8s souvent d\u00e9fectueux des poids lourds qui vienne soit s\u2019engluer dans la boue, soit tomber en panne ou carr\u00e9ment se renverser sur la route. Cons\u00e9quence, vous vous retrouvez avec des km de bouchons sans compter l\u2019incivisme et l\u2019impatience des usagers. Je ne justifie pas les conditions d\u00e9plor\u00e9es mais j\u2019essaie d\u2019expliquer comment tout ceci se forme et on en arrive \u00e0 passer des nuits entre par exemple Coyah et Mamou. Mais il faut noter qu\u2019au fur et \u00e0 mesure, les dispositions ont \u00e9t\u00e9 toujours prises afin que la circulation et la praticabilit\u00e9 de la route soient optimum.&nbsp;<strong><em>Pour ma part, j\u2019essaie de voir le verre \u00e0 moiti\u00e9 plein<\/em><\/strong>. Les difficult\u00e9s actuelles seront bient\u00f4t conjugu\u00e9es au pass\u00e9 car l\u2019ouvrage une fois fini, offrira le bonheur de circuler aux populations qui je l\u2019esp\u00e8re, continueront d\u2019accepter de subir les d\u00e9sagr\u00e9ments actuels en attendant la fin des travaux. Mais avec l\u2019entreprise, le Minist\u00e8re des Transports, la gendarmerie Nationale, les autorit\u00e9s des contr\u00e9es travers\u00e9es etc.., nous travaillons chaque jour pour minimiser les d\u00e9sagr\u00e9ments aux usagers. Ce n\u2019est pas facile&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p><strong>QUEL BILAN TIREZ-VOUS DES EFFORTS GOUVERNEMENTAUX EN MATIERE D\u2019INFRASTRUCTURES ROUTIERES DEPUIS 2010&nbsp;?&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Moustapha NA\u00cfTE&nbsp;:<\/strong>&nbsp;En 2010\/2011, le Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un r\u00e9seau routier d\u00e9grad\u00e9 \u00e0 plus de 80%&nbsp;; tr\u00e8s peu de voiries urbaines \u00e9taient construites et nous avions une densit\u00e9 routi\u00e8re en dessous de la moyenne sous r\u00e9gionale. Connaitre ce taux de d\u00e9gradation est important pour comprendre, appr\u00e9cier \u00e0 sa juste valeur ce qui a \u00e9t\u00e9 fait et ce qui se fait depuis 2011.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans un premier temps, il a fallu revoir la politique de d\u00e9veloppement des infrastructures et asseoir des organes de gestion et de fonctionnement plus structurants et des r\u00e9formes fortes pour lancer une nouvelle dynamique. Sous la conduite du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique et des diff\u00e9rents Premiers Ministres, les Ministres en charge des Travaux Publics ont pu red\u00e9finir une strat\u00e9gie globale de d\u00e9veloppement ax\u00e9e sur la r\u00e9organisation des structures, des maitres d\u2019ouvrage, de la protection de nos infrastructures, de la gestion des ressources, des modes de financements etc.<\/p>\n\n\n\n<p>Au regard de l\u2019\u00e9tat du r\u00e9seau routier, la priorit\u00e9 \u00e9tait de remettre en \u00e9tat ce qui \u00e9tait tr\u00e8s important dans l\u2019existant avant de se lancer dans de nouveaux projets. On ne peut pas abandonner l\u2019existant d\u00e9grad\u00e9 et commencer de nouvelles constructions. Les ressources disponibles \u00e0 l\u2019\u00e9poque ne permettaient pas non plus de faire les deux simultan\u00e9ment. Dans l\u2019urgence, le Gouvernement a donc mis l\u2019accent sur les grands travaux de r\u00e9habilitation et du r\u00e9seau. Mais au regard du taux \u00e9lev\u00e9 de d\u00e9gradation, il fallait faire des choix judicieux et utiles sur les tron\u00e7ons \u00e0 r\u00e9habiliter et ou \u00e0 reconstruire. Par exemple, les crit\u00e8res ont port\u00e9 sur le degr\u00e9 de d\u00e9gradation, l\u2019importance de la route dans l\u2019\u00e9conomie nationale et sous r\u00e9gionale, le degr\u00e9 de fr\u00e9quentation des routes, autrement dit le d\u00e9bit de la circulation.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Par exemple, des routes nationales y compris la RN1 en reconstruction actuellement, ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9habilit\u00e9es pour maintenir la praticabilit\u00e9 durant entre 2011 et 2018.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Je voudrais encore une fois mettre l\u2019accent sur ce que j\u2019appelle \u00ab&nbsp;l\u2019anomalie guin\u00e9enne&nbsp;\u00bb dont la r\u00e9flexion doit s\u2019imposer dans la critique et l\u2019analyse de ce qui a \u00e9t\u00e9 fait ou en cours sous le r\u00e9gime du Pr. Alpha Cond\u00e9. Lorsque vous regardez par exemple les plus de 500 km de la RN1 en cours de reconstruction actuellement, l\u2019on est en droit de se dire qu\u2019en r\u00e9alit\u00e9, ces 500 km devraient \u00eatre 500 km de nouvelles routes nationales construites ailleurs dans le pays par exemple l\u2019axe Kindia-T\u00e9lim\u00e9l\u00e9-Gaoual qui fait environ 280 km et Kankan-K\u00e9rouan\u00e9-Beyla qui fait 245 km. Pour illustrer mes propos, le guin\u00e9en prend souvent l\u2019exemple du S\u00e9n\u00e9gal ou de la C\u00f4te d\u2019Ivoire et aime comparer les travaux routiers entrepris par les Pr\u00e9sidents Macky Sall ou Ouattara \u00e0 ce qui se fait chez nous en Guin\u00e9e. Mais, nous ne nous demandons pas ce que ces dirigeants ont trouv\u00e9 sur place en venant au pouvoir. Les fondamentaux routiers existaient et s\u2019ils \u00e9taient abim\u00e9s, ne l\u2019\u00e9taient pas \u00e0 plus de 80%. Si l\u2019un avait h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un r\u00e9seau en bon \u00e9tat et a pu continuer ais\u00e9ment avec la construction de nouvelles autoroutes, c\u2019est parce qu\u2019il n\u2019avait pas besoin de r\u00e9habiliter ou reconstruire les axes principaux avec les ressources&nbsp;disponibles ; l\u2019autre pouvait construire de nouveaux ponts \u00e0 p\u00e9age \u00e0 Abidjan parce que l\u2019existant le permettait.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00c0 ce jour, en cours, c\u2019est plus de 800 km de routes nationales en construction. En compl\u00e9ment du projet Coyah-Mamou-Dabola sur lequel nous \u00e9changeons, j\u2019ai rappel\u00e9 tant\u00f4t Dabola-Cissela et Cissela-Kouroussa. Sur la RN4, nous avons Coyah-Koulet\u00e9 (35km) et Koul\u00e9t\u00e9-Farmoreah fronti\u00e8re avec la Sierra L\u00e9one (40 km) sur financement de la Banque Africaine de D\u00e9veloppement et de l\u2019Union Europ\u00e9enne. Sur la RN7, Kankan-Mandiana-Fleuve Sankarani (83KM) dont le financement est assur\u00e9 en partie par le Budget National de D\u00e9veloppement. Sur la RN2, Gu\u00e9ckedou-Kondembadou (35KM) et Kissidougou PK63-Gu\u00e9ck\u00e9dou (18KM) sur financement de la Banque Islamique de D\u00e9veloppement, du Fonds Koweitien et de la BADEA&nbsp;; la suite du bitumage de Lola-Danan\u00e9 avec la BID et nous sommes en pleine proc\u00e9dure d\u2019appel d\u2019offre sur financement BAD et UE pour Bok\u00e9-Dabiss (45km) qui est la phase 1 de Bok\u00e9-Qu\u00e9bo fronti\u00e8re Guin\u00e9e Bissau long de 86km avec deux grands ouvrages de franchissement et des projets socio\u00e9conomiques annexes dont des march\u00e9s. \u00c9galement, depuis 2011, de nombreux ouvrages de franchissement ont \u00e9t\u00e9 construits comme le Pont Kaaka.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au titre des voiries urbaines, quasiment toutes les capitales r\u00e9gionales b\u00e9n\u00e9ficient de construction ou de r\u00e9habilitation d\u2019une partie de leurs voiries urbaines. Il faut pr\u00e9ciser que certains projets ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9j\u00e0 r\u00e9alis\u00e9s depuis 2011 et d\u2019autres encore en cours actuellement.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, un accent particulier a \u00e9t\u00e9 mis sur la Capitale Conakry avec la r\u00e9habilitation non seulement de la voirie sur plus de 200 km mais aussi la construction de nouvelles voies d\u2019environ 88 km depuis 2011. De nouveaux travaux seront bient\u00f4t lanc\u00e9s dans Conakry tant sur de nouvelles routes que sur des \u00e9changeurs par exemple \u00e0 KM36 et Kagbelen dont les financements sont boucl\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>En d\u00e9pit de tous ces efforts consid\u00e9rables consentis, l\u2019\u00e9tat global du r\u00e9seau routier national reste n\u00e9anmoins peu reluisant. C\u2019est un euph\u00e9misme que de le dire. Ce qui prouve toute l\u2019envergure de ce qu\u2019il y a \u00e0 faire pour que l\u2019on n\u2019imagine que tout cela est possible en 10 ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce qui est \u00e9galement extr\u00eamement important \u00e0 faire savoir, c\u2019est le cycle de r\u00e9alisation d\u2019un projet routier. Il est assez long et chronophage. Entre la conception du projet, la recherche de financement, les proc\u00e9dures d\u2019appel d\u2019offre et de lancement des travaux, ce sont des mois voire des ann\u00e9es qui s\u2019\u00e9coulent. Le citoyen n\u2019est content et ne reconnait le m\u00e9rite de ce qui est fait que lorsqu\u2019il voit le bitume sur lequel sa voiture roule. Ce n\u2019est que la derni\u00e8re \u00e9tape de la chaine de r\u00e9alisation. Lors des missions de suivi travaux que j\u2019effectue moi-m\u00eame, nous demandons de la patience \u00e0 nos concitoyens. Une fois tous ces travaux r\u00e9alis\u00e9s, ce sont des infrastructures de qualit\u00e9 qui seront livr\u00e9s. Et ce sera un pas de plus vers le d\u00e9veloppement de notre pays.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Cellule de Communication du Minist\u00e8re des Travaux Publics<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Pr\u00e9sident ALPHA CONDE a h\u00e9rit\u00e9 d\u2019un r\u00e9seau routier d\u00e9grad\u00e9 \u00e0 plus de 81%&nbsp;; tr\u00e8s peu de voiries urbaines \u00e9taient construites et la densit\u00e9 routi\u00e8re \u00e9tait en dessous de la moyenne sous r\u00e9gionale. 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